Portrait d’Anto par un ami qui lui veut du bien!

Mercredi 13 septembre 2006 @ 17:22

Portrait d’Anto

Merci, ma chère Fanny, de me donner l’occasion de parler d’un artiste que j’apprécie beaucoup. J’ai rencontré Anto il y a une dizaine d’années autour du Bassin de l’Arsenal la Bastille où il exposait, un peu perdu au milieu d’artistes très contemporains. J’ai tout de suite été séduit par le côté Chaissac de sa peinture, malicieuse et spontanée avec des couleurs chaudes et vivantes qui réjouissent les cœurs les plus secs et les plus insensibles. C’est qu’il y a de la poésie, chez cet homme-l ; en plus de la chaleur humaine et de la convivialité qu’il développe naturellement et qu’il nous transmet travers son pinceau, comme des rayons bienfaisants. Ce n’est pas par hasard du reste que son nom d’artiste est la contraction de celui d’Antonin Artaud, célèbre poète et comédien. Poésie dans les thèmes choisis : les animaux d’Anto par exemple sont presque surréalistes, la Jérôme Bosch, ses poissons ont des visages humains ou forment les bouches de gens que l’on n’aimerait pas toujours rencontrer le soir au coin d’un réverbère. Et pourtant tout cela tient sagement dans la toile, mais l’on imaginerait très bien voir surgir tout coup devant soi tel ou tel petit monstre échappé du tableau venir en diablotin vous chatouiller la plante des pieds.
Rassurons-nous, Anto a du métier et sera toujours le dompteur inflexible de son imagerie personnelle. Quand il peignait, allongé par terre, sur le parvis de Beaubourg, tout proche néanmoins de la Galerie Michel Ray dans le passage Molière, qui fut parmi les premiers lui offrir ses cimaises, les gens s’arrêtaient entre deux cracheurs de feu et les conversations engagées sur le macadam continuaient la terrasse des cafés voisins. Je ne sais si finalement le grand happening de l’an 2000 qu’il avait prévu Beaubourg a eu lieu : il s’agissait de rassembler 2000 petits formats (10 X 10 cm) disséminés en France et ailleurs, autant de poésies, car chacun de ses petits formats était agrémenté d’une légende sibylline.
Après la période Beaubourg (Anto habitait l’époque Orléans) vint le loft grandiose de l’Ile Saint-Denis, aménagé comme un palais indien. Solange, sa femme, artiste elle aussi ayant œuvré dans la confection de décors de théâtre, Antonin et Justin, ses fils, et Juliette, la petite dernière, surdouée elle aussi en dessin, y recevaient avec une grande convivialité, dans des odeurs très agréables de bonne cuisine et de peinture acrylique.
Aujourd’hui, installé depuis quelques années Sucy-en-Brie, Anto anime une galerie d’Art Singulier, la Galerie Akwaaba, où exposent ses amis et relations dans des domaines artistiques aussi variés que la peinture, la sculpture, le travail sur verre, la gravure et le fer forgé ou torsadé. Ses œuvres sont la Galerie Catherine Clerc Lausanne (clin d’œil Dubuffet et au célèbre musée voisin de l’Art Brut), mais aussi la Galerie SAM de San Francisco. En France, il expose régulièrement Dinard la Galerie Artemise, Saint Mandrier près de Toulon, et enfin Paris La Halle Saint Pierre Montmartre, la Galerie Huis-Clos et chez Nadine Libert.
Je souhaite cette exposition de la rue Gay-Lussac beaucoup plus qu’un succès d’estime et te remercie, ma chère Fanny, d’en être l’instigatrice. Anto est un grand artiste, sachons l’apprécier.
En toute amitié.
Duto

Publié par Fanny dans Humour, Humeurs, Expositions | link | Comments Off commentaires

Anto

Mercredi 13 septembre 2006 @ 17:20

Si le vent te porte jusqu’ cette expo, c’est que le sens de mes mots
s’est envolé dans ma peinture… Et je n’y puis rien.

Quand je peins; c’est pour me coltiner avec l’invisible, le sacré et
les signes d’une narration intérieure.
Que peut-on dire l’oiseau qui vole? qu’il est beau et que son
plumage…. ramages et autres cages.
Avons nous autre chose lui offrir cet oiseau l ? Une terre ludique
pour ces frasques où un ultime terrain vague.
Si le vent t’emporte c’est que tu est trop léger l’ami.
Qui est sur terre? qui vole dans les airs? qui nage en eaux ?
Si je peins c’est pour entendre le silence du pinceau et le fracas d’un
éclair sur la toile.
J’ai grandi dans l’oubli de mes mots afin d’être jamais sans arrière
pensée et peut être
la fin n’y comprendre plus rien.
C’est cet instant qui est jouissif et positif, l’effacement de l’égo.

Anto

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Anto

Mercredi 13 septembre 2006 @ 17:20

Bon nous avons des problèmes de maintenance sur le site!
Ca m’agace alors je passe par le blog pour vous donner des nouvelles d’Anto.
Lire les blogs suivre.

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