Un artiste ne sait pas parler de lui. Faisons le donc Ă sa place. Quel meilleur moment pour le faire que pendant son exposition? Je suis totalement subjective me direz-vous. Certes… Et fière de l’ĂŞtre. Ce peintre, je ne saurai trop l’Ă©crire, est un gĂ©nie. Si on dĂ©finissait ce concept de gĂ©nie, ce que peu de monde s’essaie Ă faire, Marc en aurait sans doute toutes les caractĂ©ristiques. L’ensemble de sa crĂ©ation est beau. Il touche tout le monde Ă un moment ou Ă un autre de son travail. Il se rĂ©invente sans cesse, alterne avec succès entre l’abstrait et le figuratif, le classique et le moins classique. Aidez-moi Ă le mettre dans les musĂ©es et Ă le faire vivre de sa peinture, bon sang!
Marc Torikian
Portrait d’Anto par un ami qui lui veut du bien!
Portrait d’Anto
Merci, ma chère Fanny, de me donner l’occasion de parler d’un artiste que j’apprécie beaucoup. J’ai rencontré Anto il y a une dizaine d’années autour du Bassin de l’Arsenal à la Bastille où il exposait, un peu perdu au milieu d’artistes très contemporains. J’ai tout de suite été séduit par le côté Chaissac de sa peinture, malicieuse et spontanée avec des couleurs chaudes et vivantes qui réjouissent les cœurs les plus secs et les plus insensibles. C’est qu’il y a de la poésie, chez cet homme-là ; en plus de la chaleur humaine et de la convivialité qu’il développe naturellement et qu’il nous transmet à travers son pinceau, comme des rayons bienfaisants. Ce n’est pas par hasard du reste que son nom d’artiste est la contraction de celui d’Antonin Artaud, célèbre poète et comédien. Poésie dans les thèmes choisis : les animaux d’Anto par exemple sont presque surréalistes, à la Jérôme Bosch, ses poissons ont des visages humains ou forment les bouches de gens que l’on n’aimerait pas toujours rencontrer le soir au coin d’un réverbère. Et pourtant tout cela tient sagement dans la toile, mais l’on imaginerait très bien voir surgir tout à coup devant soi tel ou tel petit monstre échappé du tableau venir en diablotin vous chatouiller la plante des pieds.
Rassurons-nous, Anto a du métier et sera toujours le dompteur inflexible de son imagerie personnelle. Quand il peignait, allongé par terre, sur le parvis de Beaubourg, tout proche néanmoins de la Galerie Michel Ray dans le passage Molière, qui fut parmi les premiers à lui offrir ses cimaises, les gens s’arrêtaient entre deux cracheurs de feu et les conversations engagées sur le macadam continuaient à la terrasse des cafés voisins. Je ne sais si finalement le grand happening de l’an 2000 qu’il avait prévu à Beaubourg a eu lieu : il s’agissait de rassembler 2000 petits formats (10 X 10 cm) disséminés en France et ailleurs, autant de poésies, car chacun de ses petits formats était agrémenté d’une légende sibylline.
Après la période Beaubourg (Anto habitait à l’époque à Orléans) vint le loft grandiose de l’Ile Saint-Denis, aménagé comme un palais indien. Solange, sa femme, artiste elle aussi ayant œuvré dans la confection de décors de théâtre, Antonin et Justin, ses fils, et Juliette, la petite dernière, surdouée elle aussi en dessin, y recevaient avec une grande convivialité, dans des odeurs très agréables de bonne cuisine et de peinture acrylique.
Aujourd’hui, installé depuis quelques années à Sucy-en-Brie, Anto anime une galerie d’Art Singulier, la Galerie Akwaaba, où exposent ses amis et relations dans des domaines artistiques aussi variés que la peinture, la sculpture, le travail sur verre, la gravure et le fer forgé ou torsadé. Ses œuvres sont à la Galerie Catherine Clerc à Lausanne (clin d’œil à Dubuffet et au célèbre musée voisin de l’Art Brut), mais aussi à la Galerie SAM de San Francisco. En France, il expose régulièrement à Dinard à la Galerie Artemise, à Saint Mandrier près de Toulon, et enfin à Paris à La Halle Saint Pierre à Montmartre, à la Galerie Huis-Clos et chez Nadine Libert.
Je souhaite à cette exposition de la rue Gay-Lussac beaucoup plus qu’un succès d’estime et te remercie, ma chère Fanny, d’en être l’instigatrice. Anto est un grand artiste, sachons l’apprécier.
En toute amitié.
Duto
Anto
Si le vent te porte jusqu’Ă cette expo, c’est que le sens de mes mots
s’est envolĂ© dans ma peinture… Et je n’y puis rien.
Quand je peins; c’est pour me coltiner avec l’invisible, le sacrĂ© et
les signes d’une narration intĂ©rieure.
Que peut-on dire Ă l’oiseau qui vole? qu’il est beau et que son
plumage…. ramages et autres cages.
Avons nous autre chose Ă lui offrir Ă cet oiseau lĂ ? Une terre ludique
pour ces frasques oĂą un ultime terrain vague.
Si le vent t’emporte c’est que tu est trop lĂ©ger l’ami.
Qui est sur terre? qui vole dans les airs? qui nage en eaux ?
Si je peins c’est pour entendre le silence du pinceau et le fracas d’un
éclair sur la toile.
J’ai grandi dans l’oubli de mes mots afin d’ĂŞtre Ă jamais sans arrière
pensée et peut être
Ă la fin n’y comprendre plus rien.
C’est cet instant qui est jouissif et positif, l’effacement de l’Ă©go.
Anto
Anto
Bon nous avons des problèmes de maintenance sur le site!
Ca m’agace alors je passe par le blog pour vous donner des nouvelles d’Anto.
Lire les blogs Ă suivre.
Nouvelles expositions prometteuses
Au grĂ© de mes nombreuses lectures artistiques du moment, voici quelques idĂ©es d’expositions qui doivent mĂ©riter un dĂ©tour:
Musée Rodin - exposition Giacometti
MusĂ©e d’art moderne - exposition Bonnard
La collection Philipp’s - je sais c’est un peu vieux comme annonce mais j’attendais de lire quelques critiques pour me prononcer
Le Petit Palais qui vient de réouvrir
Un peu classique comme choix certes mais des valeurs sûres!
Commentaires à venir après les visites.
Exposition Mélancolie
Une petite visite pendant les vacances Ă cette exposition.
Quelques commentaires: c’Ă©tait bourrĂ© de monde, ce qui rend la visite pĂ©nible, disons-le. Il est temps que les musĂ©es apprennent Ă rĂ©guler mieux les flux de visiteurs.
Sur le contenu, le sujet Ă©tait intĂ©ressant certes mais je trouve que le point est ratĂ©. Il s’agit d’une exposition technique, pĂ©dagogique sur une “maladie”. Or j’aurai aimĂ© y voir aborder des aspects comme la part de cet Ă©tat dans le processus de crĂ©ation - confère le spleen de la fin du 19ème. Ce qui me semblait d’abord un angle d’accroche plus aigu et ensuite plus en rapport avec une exposition artistique.
Dommage.
Klimt, Schiele au Grand Palais
Nous y sommes allés hier.
Epoustouflant comme prévu.
Les oeuvres sont belles… Je suis personnellement plus sensible Ă Klimt et Schiele qu’Ă Moser et Koshkova mais leurs oeuvres sont nĂ©anmoins intĂ©ressantes. Klimt est un gĂ©nie. Quant Ă Schiele, c’est dur, impitoyable comme peinture mais c’est tellement bouleversant de rĂ©alisme.
Il y a beaucoup de visiteurs, choisir un moment plus creux pour profiter. A revoir et revoir et revoir.
Si je pouvais possĂ©der un tableau de l’un ou de l’autre, quelle bonheur!
